Mouf ouaf arf mouarf…

… ou Epaf à Montréal

Ouaf la chance : pour Paques, mes maîtres avaient vendredi et lundi fériés, et ils m’ont emmené à Montréal ! On est tous (enfin) allés rendre visite à l’ami Hubert qui crêche là-bas depuis un an, et il nous a montré tout un tas de chouettes endroits, la preuve en images tout de suite.

Le voyage en voiture depuis Toronto prend environ 6 heures, lorsqu’on respecte les limitations officieuses de vitesse sur l’autoroute. Je m’explique: officiellement, la vitesse maximale autorisée est 100km/h, mais comme les amendes deviennent conséquentes seulement au delà de 120km/h, tout le monde roule à Cette vitesse-là. Ouh, c’est maaaaal… Ceci dit, même à 120km/h, 6 heures, c’est long, surtout quand les maîtres chantent de vieux bides des années 60, ou écoutent la même chanson de “Great Big Sea” 5 fois de suite… Enfin, nous sommes arrivés au Café Couette (Bed and Breakfast en québécois) de la merveilleuse Janine vendredi, et on a vite filé chez copain Hubert pour voir en vrai son beau solarium, son beau tableau de poissons, et on peut confirmer : le gars Hubert, il cuisine sacrément bien.

A peine le repas terminé, mes ventre-à-pattes de maîtres se sont précipités à la terrasse d’un café branchouille du quartier d’Outremont, pour profiter du beau soleil de printemps. Et pour ne pas perdre le rythme, ils se sont ensuite dirigés vers une haute instance montréalaise, nommée “le Bilboquet”, où ils se sont enfilés des glaces (“tire d’érable”, “moka-fouilli”, “caramélée”, “brouhaha”, …) qui devaient être drôlement bonnes parce qu’il ne restait rien à lêcher dans les pots… Quand-même, histoire de ne pas trop culpabiliser, ils se sont enfin décidés à faire un semblant d’exercice et se sont dirigés vers l’oratoire St Joseph. Et de l’exercice, ils en ont eu parce que l’oratoire St Joseph, ça monte. Mais du coup, on a une belle vue de la haut.

Epaf devant l'oratoire St Joseph

Ben quoi? Vous pensiez vraiment qu’on vous montrerait la belle vue sans que vous n’ayez grimpé ? Ensuite, on est allés se ballader sur le port, puis dans la vieille ville, et ce qui est chouette quand on vient de Toronto, c’est qu’il reste à Montréal de vieilles pierres historiques, regardez :

Vieilles Pierres autour d'un restaurant

La flèche rouge vous indique ma position : en train de saliver devant le menu de cet alléchant restaurant ! J’ai bien aimé aussi le marché Bonsecours, qui abrite des artistes et autres designers. Je me suis bien poilé quand ma maîtresse a essayé tous les chapeaux bizarres du magasin… Les rues du Vieux Montréal étaient certes bien agréables par ce beau soleil, mais j’ai quand-même trouvé le temps long tandis que mes trois humains visitaient TOUS les NOMBREUX petits magasins de souvenirs, thés, gnognottes et autres bricoles… Ils sont fous ces humains. Enfin, après plusieurs heures de shopping, et rassérénés par tout cet exercice, nous avons diné de délicieux bagels au Café Viateur, et mes maitres sont allés danser le swing chez les “Cat’s Corner”. Ils ont bien fait de brûler des calories, vu ce qui les attendait le lendemain…

Le deuxième jour à Montréal s’est en effet annoncé très tôt comme placé sous le signe de la grosse bouffe : l’orgie a commencé dès le petit dèj. Janine, Ô merveilleuse Janine concocte de délicieux breakfasts, et au menu ce jour-là il y avait fruits pressés (orange-banane), pamplemousse, pain (du vrai pain !), beurre confiture maison (Mmmmmmmm), délicieux cheddar (si, si !), rillettes maison, clafoutis pistaches-orange … et, comme toujours, divin sourire matinal. Après de telles ripailles, une ballade s’avéra nécessaire, et nous partîmes visiter le quartier. C’est ainsi que mes maîtres purent prendre d’assault leur premier Jean Coutu, dont le nom semble les plonger dans une hilarité sans borne.

Jean Coutu, des médocs comme on n'en fait plus

Nous sommes ensuite passés chercher Hubert et Sheila (je ne garantis pas la bonne orthographe de son prénom) et nous sommes dirigés vers une cabane à sucre de Mirabel, qui s’appelle “La petite cabane d’à côté”. Une cabane à sucre, c’est un genre de divine cantoche qui n’ouvre qu’à la saison où la sève remonte dans les érables, c’est à dire en gros de mi-mars à fin avril, et qui propose un menu de plats traditionnels qui incitent à un très libéral arrosage au sirop d’érable bien frais. En ce qui concerne les détails du menu, je vous laisse baver devant la photo du blog d’Hubert. Inutile de vous dire qu’on s’est bien “sucré le bec”, et surtout graissé les artères … C’est pourquoi, engourdi par la digestion, je me suis retrouvé sans défense devant les avances de la belle Décibelle …

Décibelle n'est pas farouche

En ce qui concerne la sève d’érable, je suis allé étudier la question de près, lors d’une belle ballade digestive en forêt (d’érables):

Epaf la truffe dans la sève d'érable

Cette ballade digestive s’est ensuivie d’une excursion dans le parc de Mont-Royal (et là aussi, ça monte…), bien agréable juste avant le coucher du soleil … Si on grimpe assez, on peut profiter de la vue depuis le chalet du parc, une belle batisse de pierres et de bois (et de néons bleus) :

Chalet du Parc Mont-Royal

Et le croirez-vous? Cette ballade, et un long flanage dans la rue Ste Catherine et le Réso ont eu raison de toute la nourriture ingurgitée auparavant, et mes humains se sont offerts un diner dans une brasserie belge ! Des ventres-à-pattes, je vous dis, ces trois là…

Paques s’est rappelé à nous dès dimanche matin grâce aux prouesses culinaires de Janine (ananas, jus orange-fraise, pain, beurre, fromage, confitures de bleuets, gateaux légers au chocolat _”Parce que c’est Pâques, tout de même” dit Janine_, jambon pascal, …). Puis est arrivé le moment d’acheter des souvenirs… Hubert nous a fait découvrir son quartier de la Côte des Neiges (Devinez quoi? Ca monte encore!), et en particulier sa brûlerie de café, son S.A.Q. (marchand d’alcools) où mon maître a fait le plein de cidre de glace, et sa librairie Renaud-Bray où ma maitresse a fait le plein de romans montréalais. Après deux jours de magazinage et de bouffaille, le dernier après-midi s’est placé sous le signe de la culture avec une visite du Biodôme, un très captivant musée des écosystèmes incitant à protéger la planète. C’est ainsi qu’on s’est retrouvés à errer en pleine forêt tropicale à scruter parmis les lianes à la recherche de perroquets… Y’a pas à dire, Montréal, ça dépayse !

Epaf devant le Biodôme de Montréal

Enfin, après avoir bien observé le vaisseau alien que les autorités locales s’obstinent à faire passer pour le stade olympique de 1976, nous avons fait nos adieux à copain Hub. Nous avons sagement regagné le Café Couette, pour une bonne nuit de sommeil avant le dernier petit dej de Janine (melon d’eau, jus orange-canneberge, pain, beurre, confiture de framboises (Mmmmmmmm), fromage de douanier, soufflés au fromage, croustillade de pommes, …) et notre retour vers Toronto.

Et vous savez la meilleure ? Trois jours avec Hubert et Magali dans la même voiture et on n’a PAS EU UNE SEULE ONCE DE MALCHANCE (juste de la pluie, mais même pas beaucoup) !

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