Nouvelle-Ecosse, Ile du Prince Edouard : JOUR 2

Halifax sous un beau soleil (et moins de cernes)

Après une nuit de 11H, on se lève un peu fatigué (note pour le reste du séjour : penser à dormir plus). Mais au fait, on est où là ?

Carte : Où est Halifax ?
Ah d’accord. Le petit déjeuner est copieux, posé et culturel : notre hôte devise sur l’histoire de la Nouvelle-Ecosse, le cinéma français sur le nouveau continent et l’éternelle amitié franco-britannique. Mais ce matin il fait beau, alors on se met en route vers les universités de la ville, histoire de voir si leurs laboratoires de recherche sont sympatiques…

Université Dalhousie à Halifax

La ville n’est pas bien grande et on arrive rapidement au parc de la pointe Sud, en bord de mer… en bord d’Atlantique même (on ne le réalise pas assez souvent). Là, on observe le rituel gastronomique des mouettes et les rites amoureux du bigorneau.

Parc au sud de Halifax

Puis on remonte le Harbourwalk, sorte d’itinéraire touristique le long du port. D’abord, la minuscule île George où les anglais ont parqué les français acadiens avant de les déporter aux Etats-Pas-Encore-Unis et en France. Ensuite, escale culinaire chez Sugah! où on découvre la spécialité locale : le Rhum au Cake (ou l’inverse, hips, je ne sais plus, hips). Au temps de la Prohibition, Terre-Neuve et la Nouvelle-Ecosse faisaient un fructueux commerce de contrebande; les Rum Runners faisaient la course avec les navires des gardes côtes pour passer en douce l’alcool interdit. Enfin, dernier arrêt au musée maritime de l’Atlantique, avec une exposition sur le naufrage du Titanic en 1912 (c’est du port d’Halifax que sont partis les navires allant secourir les victimes et au port d’Halifax qu’elles sont ensuite identifiées et inhumées) et sur la grand explosion d’Halifax en 1917 (le port d’Halifax servait d’escale pour les convois alliés pendant la 1ère Guerre Mondiale; le 6 décembre au matin, le Mont-Blanc, un cargo marseillais transportant des munitions et entrant dans le port, percute un cargo Norvégien, l’Imo, sortant du port; l’explosion, la important jamais générée par l’Homme jusqu’à la bombe atomique d’Hiroshima en 1945, souffla 2.5km2 d’Halifax, tuant instantanément 1000 personnes, brisa les vitres jusqu’à 80km de distance et fut entendu jusqu’à Charlottetown sur l’ïle du Prince Edouard, à 175km au Nord).

Ballade le long de la baie

On expédie alors la visite de la citadelle d’Halifax, beaucoup plus déserte que fort Riton à Kingston, parce qu’elle ferme à 17H. Sur son flanc, une imposante horloge domine la ville. Comme dans Retour vers le Futur, elle ne marche pas (elle a 1H de retard).

Citadelle d'Halifax

Enfin vient l’heure tant attendue du repas (19H). Nouvelle-Ecosse, province maritime, pays du homard et des fruits de mer. On décide de s’offrir un bon restaurant avec vue sur le chenal. Au menu, bisque (bisque rage) de homard pour monsieur, soupe de fruits de mer pour madame, suivi d’un homard chacun (parure du petit chirugien obligatoire : cerviette du baveu et casse-noissette) en contemplant les énormes cargo qui prennent la mer et enfin en dessert crême brulée au citron pour madame et chocolat au chocolat avec un coulis de chocolat pour monsieur sur fond de joli coucher de soleil sur de Darmouth, de l’autre côté du chenal (dans les usines pétrochimiques sont plus jolies de nuit que de jour).

A l'assault du Homard !

5 Comments

  1. ….notez bien que Magali aurait "dégusté de la bière" chez Alexander Keith, et mangé du "rhum au cake" ! ? ! ???
    y’a pas, les voyages ça forme la jeunesse !

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  2. Heiiiillleeee !!! Mais t’as plus de cheveux Mag ? :)) Je ne suis pas assez assidument le blog c’est ça ? En tout cas, je n’avais pas entendu cette nouvelle là 🙂

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  3. 1) Non, je n’ai plus de cheveux… j’a tout coupé y’a environ 6 mois, mais ma passion pour les photos (= les éviter) a possiblement masqué cette information capitale même aux lecteurs plus assidus. 2) Le homard a quand-même un goût assez prononcé et quelques petits morceaux en sandwich ne me déplaisent pas. De plus, le prix du “homard du puriste” (à la vapeur, tout entier, prévoir des heures + un parapluie + plusieurs baches plastiques) nous a rapidement dissuadé d’en faire notre repas quotidien !

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