Nouvelle-Ecosse, Ile du Prince Edouard: JOUR 6

Il pleut encore.

Nous avons passé la soirée d’hier dans une grande maison pour nous tous seuls. Notre hotesse a probablement acheté la maison de ses voisins pour la convertir en B&B. Le point positif, c’est qu’on était bien tranquiles et, après avoir exploré chaque chambre et chaque recoin, on a débuté la soirée en rédigeant une série de cartes postales en sirotant un bon thé dans le salon. Le point négatif, c’est que quand on a besoin de l’hotesse (par exemple, quand les plombs sautent, trois fois dans la soirée…) elle doit traverser son jardin dans le noir. Et comme en plus l’hotesse en question s’est coincé le dos deux jours avant, et qu’elle souffre visiblement beaucoup… Apparemment, elle ne nous en a pas voulu, et nous avons tous pris le petit déjeuner ensemble. Bacon and eggs. La dame étant une amérindienne du nord du quebec, nous discutons des droits et privilèges des natifs, du canada à deux vitesses, de la pêche au homard …

Après un tour rapide de l’île Madame (très mignonne, petits villages de pêcheurs visiblement pas très riches, cabanes et barques colorées, le tout sous la pluie…) nous empruntons la route scénique qui longe le lac du Bras d’Or vers le nord. Magnifique paysage (toujours sous la pluie), couleurs automnales…

Arrivés à Glace Bay, nous nous dirigeons vers le musée des mineurs (ai-je mentionné qu’il pleut?). En effet, il existe d’immenses nappes de charbon de bonne qualité dans le sol du cap breton, et les mines de charbon ont longtemps été une ressource économique essentielle de la région. La visite se fait en trois temps. D’abord, une exposition montre avec moult détails la vie des mineurs de Cap Breton , l’organisation des mines, les divers outils, les différentes sortens de charbon. Les mines ont été disputées d’abord entre anglais et français, puis entre la BESCO et le Dominion. On commence à entrevoir à quel point le système n’était rien d’autre qu’un puant esclavage moderne quoique contractuel. Les compagnies faisaient venir d’europe des hommes ayant besoin d’argent, en leur promettant maison, soins, et nourriture, et les mineurs s’endettaient eux et leurs familles à vie puisqu’ils devaient louer tous ces services à la compagnie et même lui acheter leurs outils. Ensuite, la visite se poursuit avec un guide : un ancien mineur (le notre, Wish, avait une toux grasse qui n’augure rien de bon pour ses poumons), qui nous fait partager son quotidien et nous raconte des “anecdotes” avant de nous emmener à sa suite dans la mine. Sor-di-de. Très très flippant. Une grande claque de réalité. Il termine le tour en mentionnant, l’air de ne pas y toucher, que si les mines de Cap Breton sont fermées, il existe (notamment en Chine) des mines où, quand il n’y a que 80 morts dans l’année, les dirigeants considèrent que c’est une bonne année. La visite se termine un peu plus légèrement à l’extérieur, par le village de mineurs reconstitué. On se demande encore comment une famille de parents + grands-parents + 7 enfants pouvaient tous tenir allongés dans un lieu si petit.

Le musée des mineurs de Cap Breton

Nous nous dirigeons ensuite, sous la pluie, vers Sydney, à la recherche de timbres internationaux que jamais nous ne trouvâmes. Désespérés par le temps et par l’heure TRES précoce de fermeture des magasins, nous arrivons très tôt au B&B de ce soir, et occupons le reste de la soirée à rédiger une autre fournée de cartes postales.

1 Comment

  1. Décidemment, vous n’auriez pas un peu la schcoumoune avec les dijoncteurs quand vous prenez des vacances vous ? hi hi…. je sais que vous, pas trop, mais moi, ça me rappelle de bons souvenirs bretons (sans vouloir vous facher….)

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