Nouvelle-Ecosse, Ile du Prince Edouard: JOUR 8

Les deux pieds dans la “Loose” (c) Hubert

Aujourd’hui est le point culminant de notre séjour en Nouvelle-Ecosse: le Cap Breton, un paradis naturel loin de toute civilisation à la pointe de la péninsule…

… mais revenons un petit peu en arrière. Nous sommes hier soir: arrivée au B&B qui se trouve être… un Lodge. C-à-d pas de p’tit dej’ inclus. Mais peu importe, j’ai réservé la chambre avec vue sur la mer pour profiter du coucher et du lever de soleil. Il est 5 heure de l’après-midi, le soleil a déjà plongé sous l’horizon et le supermarché du coin ferme dans moins de 5 minutes.

Avance rapide sur une nuit de sommeil réparatrice (rien de tel que le doux bercement de la pluie sur le toit, les fenêtres et… dans la salle de bain): la journée s’annonce in-ou-bli-able. Nous avalons tant bien que mal une infame pate caramel sur un bagel et agrémentée d’un jus d’orange chimique en admirant le déluge qui s’offre à nos yeux: derrière les trompes d’eau, on devine la mer déchainée. Tant pis pour la vue…

Nous voilà sur le Cabot Trail, la route scénique prise entre les flots de l’Atlantique et les forêts d’érable aux couleurs d’automne… enfin ça s’est sur les dépliants touristiques. Notre réalité présente est bien différente: on voit à peine à 10m tant les essuies-glaces de la voiture peinent à suivre la cadence. On roulera même à travers les nuages, c’est dire si le ciel était bas. Tant pis pour les randonnées…

Cabot Trail by Rain

Nous arrivons en avance, 3 heures en avance, à Pleasant Bay à l’autre bout du Cabot Trail où 1) il fait beau, 2) nous avons rendez-vous avec le Captain Mark pour une croisière pour voir des baleines. Dans 3 heures. Ce n’est pas grâve, on prendra le bateau d’avant… Déjà, le port à des allures de ville fantôme. Pourtant j’ai réservé sur Internet, il n’y a pas marqué “Fermé pour la saison”. Alors on attend patiemment jusqu’à 11H30, heure du départ supposé de la croisière précédente. Toujours pas de Captain en vue et le vent, de plus en plus fort, ramène vers le port les nuages et la pluie dépassés le matin. Même si le Captain se pointait maintenant, il ferait trop mauvais pour prendre la mer. Et c’est amère qui nous reprenons la route, tant pis pour les baleines…

Le vaisseau fantôme du Captain Mark

Ecourtant l’après-midi maritime le matin même, nous arrivons à Glenora pour visiter la distillerie de whiskey canadien. Ouverte selon le site web, fermée selon le panneau sur la porte d’entrée.Tant pis pour la dégustation (leur webmaster va m’entendre dès qu’on met la main sur une connection Internet)…

En traversant le village de Mabou, nous réalisons qu’il n’y aura pas d’autres restaurants avant des kilomètres. C’est donc dans la seule sandwicherie ouverte que nous gobons un truc en 5 minutes avant sa fermeture à 2 heures. Tant pis pour la gastronomie…

Nous arrivons à Antigonish, où nous devons dormir, en début d’après-midi. Nous tentons un crochet par le cap George seulement pour profiter de la route scénique sous une pluie redoublant d’intensité pour l’occasion. C’est vraiment trop d’honneur. Nous nous offrons (à 5 heure de l’après-midi) un bon diner de produits de la mer bien au chaud dans un chouette restaurant. Tant pis pour la ligne…

Nous aurons un peu de mal à trouver le B&B sur les chemins de terre boueux, de nuit, près de Ponquet, mais des hôtes sympatique et une belle chambre avec une grosse grosse couette nous y attendent. Alors bonne nuit, et tchao “Loose Day”!

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